NutriCourses : ce que révèle l’étude sur les habitudes d’achat et la perception du NutriScore

4 avril 2025

visuel nutriscore

NutriCourses est un projet mis en place entre octobre 2023 et octobre 2024. Il s’agit d’une étude observationnelle, menée en partenariat avec l’école d’ingénieur UniLaSalle Beauvais et avec l’appui méthodologique de Santé Publique France, qui a pour objectif de mieux connaitre les profils de consommateurs en région selon leurs comportements d’achats et leur rapport au NutriScore, et par la suite d’identifier des leviers d’actions pour encourager des choix plus sains.

Afin d’ancrer cette étude dans la réalité des territoires, Clubster NSL s’est rapproché de diverses grandes enseignes de distribution. Découvrez dans cet article la synthèse de ces résultats. Ce sont près de 1 674 personnes qui ont répondu au questionnaire de cette étude !

Quelles observations sont ressorties de cette étude ?

Du côté des GMS, le NutriScore est perçu à la fois comme un atout et un défi. En effet, s’il peut améliorer l’image de marque et répondre à une demande croissante pour des produits plus sains, sa mise en œuvre n’est pas sans difficulté, notamment en termes d’adaptation aux attentes des clients. Quant aux consommateurs, l’étude révèle une ambivalence face au NutriScore. Le label est unanimement connu de nos répondants et une large majorité souhaite qu’il soit rendu obligatoire.

Une part croissante de la population intègre ce label dans ses décisions d’achat, pourtant d’autres demeurent sceptiques. Plusieurs facteurs influencent cette réticence : un manque de confiance envers l’ancien mode de calcul du label, la priorité accordée à d’autres critères en particulier le prix, le manque de temps pour s’y intéresser lors des courses ou un logo perçu comme trop simplifié.

Ces perceptions ont pu être confrontées aux données d’achat réelles obtenues auprès des magasins, et suggèrent un effet levier global du NutriScore, les produits porteurs étant davantage achetés que les autres. Parmi ces produits revendiquant un NutriScore toute catégorie confondue, les ventes des produits semblent progresser quand le score affiché est positif, mais le nombre de référence proposées aussi : il est donc difficile d’estimer si ces tendances sont plutôt liées à l’offre disponible ou à des choix volontaires des consommateurs.

Ces tendances varient également selon la catégorie d’aliments, les produits notés D et E sont par exemple les plus vendus parmi l’épicerie sucrée.

L’annonce du 14 mars concernant l’adoption imminente d’une nouvelle version du calcul du NutriScore en France pourrait bien renouveler l’intérêt et regagner la confiance des consommateurs, jusque-là sceptiques. Cette mise à jour, longtemps attendue, basée sur l’ancienne version du NutriScore, souligne l’importance de l’évolution continue des outils de santé publique pour répondre aux attentes du public.

Pour accéder aux résultats complets de l’étude

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